Entre 1890 et 1910, Paris, Bruxelles et Londres sont les trois capitales où sont produites la plupart des images de « petites femmes dévêtues ». Se met en place une figure mythique, la « Gay Parisienne », reprise par de nombreux périodiques américains. Deux magazines français font ensuite le tour du monde : La Vie parisienne et Le Sourire où apparaissent entre 1910 et 1930 des dessins de femmes plus ou moins dévêtues. L’historienne américaine Dian Hanson considère ces

deux titres comme ayant sensiblement influencé la mise en place du style pin-up, surtout à partir de 1917 quand l’Armée américaine commencent à stationner à Paris, à la fin de la Première Guerre mondiale1. Les artistes français ayant connu un grand succès aux États-Unis dans les années 1920 sont entre autres Louis Icart, Suzanne Meunier, Maurice Millière, concepteurs d’une certaine image de « la parisienne »2.

Dans les années 1930, les pin-up sont de plus en plus représentées et sont très régulièrement utilisées dans les pulps et les comics (Dirty comics). De nombreuses variantes apparaissent alors, notamment les « Vargas Girl » peintes à l’aérographe par Alberto Vargas pour le magazine Esquire, ainsi que les premiers « pin-up boys » créés par les dessinatrices Joyce Ballantyne, Pearl Frush ou encore Zoë Mozert. Un peintre comme Enoch Bolles est également un gros producteurs de ce type d’images à la même époque.

C’est seulement au début des années 1940 que le mot pin-up est utilisé afin de décrire ces représentations accrochées aux murs.