Je tiens par le présent article à rédiger un démenti nuancé sur la présupposée influence néfaste des jeux vidéos sur l’équilibre et le psychisme des utilisateurs jeunes et moins jeunes. Il est rare qu’il se passe une semaine sans que l’on soit les spectateurs de l’arrivée d’un nouveau jeu PC ou Console. Sans cesse se développent de nouvelles mises à jour, des extensions, des améliorations de l’image, des choix de mises en scène et de personnages, de contextes. Jamais le monde du jeu n’a été autant développé. Il est d’un réalisme frappant et a l’avantage de nous emmener dans des mondes parallèles où nous pouvons nous améliorer, être reconnus sans être jugés. Les identités n’existent plus et les différences s’effacent… Et les joueurs en sont pleinement conscients. Je ne nierai pas le fait que certains jeux débordent de violence (combats ; tueries ; courses-poursuite ; antihéros criminels aux comportements discutables) et qu’ils impriment sur nos cornées des visuels potentiellement choquants, mais de là à les rendre responsables des activités et actions illégales (des utilisateurs de ces jeux) relatées dans la presse….cela me paraît plus qu’exagéré. Récemment, par les médias, j’ai lu un article qui accusait l’œuvre littéraire 50 nuances de Grey de XXX d’avoir entrainé un pourcentage grandissant de seniors à découvrir le plaisir de façon osée et surtout sans protection aucune provoquant ainsi une hausse des maladies sexuellement transmissibles. Bien que cela soit une digression, je voudrais vous rappeler que l’être humain peut se targuer d’avoir un libre-arbitre et qu’il est à même de restreindre l’étendue de ses actions et de réfléchir aux conséquences. Il serait donc infantile et hypocrite d’accuser des personnages de papier (ou des programmes audiovisuels : films ; jeux etc.) d’être les responsables de leurs déboires de santé/de leurs actes répréhensibles. Déboires et actes répréhensibles dont ils sont responsables car doués de raison et de raisonnement. Le cas est donc absolument le même chez nos amis les gamers. Celui qui veut suivre un exemple négatif (qu’il soit violent, abusif ou dangereux) est maître de ses actes. Malgré la réelle et irréfutable emprise des sociétés de divertissement et des médias sur nos esprits et envies, il serait temps de rendre à César ce qui est à César. Blâmer l’autre est toujours plus facile que de faire face à ses propres responsabilités. A moi donc d’avoir la vision positive des ces univers fictionnels. C’est sans doute utopique mais je pense que ces plateformes de jeux favorisent le développement personnel. Des personnes qui en IRL (ndlr In Real Life) souffrent de gêne, d’autocritique, de dénigrement sont à même à travers leurs écrans de se surpasser, de découvrir avec fierté ce qu’ils peuvent accomplir. Aujourd’hui, on essuie de trop nombreux jugements négatifs sur tout et n’importe quoi et de facto, nous nous inquiétons pour un rien et prenons tout ce qui est dit comme vérité indiscutable… Voilà pourquoi, aujourd’hui, je fais l’apologie du bien dans les ténèbres.