J’ai entendu cette réflexion en convention lors du conférence sur le business dans les comics et comment son lectorat, c’est-à-dire sa base de consommateurs, avait du mal à se renouveler où tout du moins à grandir. C’était d’autant plus frustrant que les mêmes héros cartonnent sur grand écran et au box-office, rapportent des milliards à leurs ayants droit i.e. studios et éditeurs et pourtant pas où peu de nouveau lecteur. C’est pourtant cette même population d’adulescent qui échappe au secteur du comics en France. Qui n’ont pas envie de lire les aventures des héros qui les font vibrer au cinéma. Donc les jeunes ne veulent pas lire de nos jours. Et bien, si les jeunes veulent lire, ils veulent même lire du 9eme art car ils lisent du manga. Depuis le club Dorothée, cette passion à bien évolué et il suffit de faire un tour dans les salons Japan Expo ou Paris manga pour voir où sont les jeunes lecteurs. Qu’a le manga que le comics n’arrive pas à toucher ? Il ne s’embarrasse pas d’une continuité ou d’un univers partager. Les séries sont autocontenue et permettent une transmission aisée. La multiplication des genre aussi et des univers, de la cuisine à l’heroic fantaisy, le médium est foisonnant. Et il permet une appropriation que ne permet pas, pas encore, le comics. J’en veux pour preuve le manga français Dreamland. Il possède tous les éléments du shonen neketsu, ce qu’il est. Il coche: baston, rivalité, découverte de pouvoir, gros nichons et petite culotte. Seulement, il situe son action à Montpellier, ses héros sont des lycéens d’un bahut public lambda. Et ça, ça fait toute la différence, à mon sens, pour le lecteur français. Les références, les codes ne se rapporte plus aux lycées japonais ou l’idée qu’on s’en fait ou à la culture japonaise si particulière. Non, il s’agit de ton bahut où t’as séché les cours de bio en 3eme B. Et ça, ça n’existe pas en comics, ou alors des erzats. Alors je ne dis pas qu’il faut éditer un comic bleu blanc rouge intégrant les codes du comics dans notre culture française. Mais c’est ce niveau d’intégration qu’il faut atteindre. Le manga a fait une percée bien plus significative que le comics auprès du public français ces dernières années. Par appropriation, il a évolué et s’est adapté à son public. C’est aussi se que le comics doit faire.