Albert Uderzo, le créateur du personnage astérix, collaborateur talentueux dans le dessin comique avec son complice légendaire René Goscinny; est mort le 24 Mars 2020.

Il laisse derrière lui la mémoire d’une série devenue populaire “astérix et obélix”; mais aussi une carrière de dessinateur qui s’est battue pour la reconnaissance du monde de la bande dessinée. Un personnage souvent critiqué pour son esprit robuste et critique du monde des auteurs de BD, qu’il voit comme devenu faillible aux aspects tentant d’en faire du commerce. Mais nous ne saurons jamais si il était dépassé par un monde ou la technologie remplace l’Homme (grand H); ou si cela vient de son caractère bourru et critique. Ce qui semble évident que cet artiste a longuement travaillé, sans compter les heures, avec sans aucun doute beaucoup de passion et amour pour ses personnages et sa série. Il n’a pas toujours eu bonne presse, et les honneurs qu’il reçoit régulièrement cachent souvent une part sensible de la réalité. Le monde de la BD a changé et il était l’un de ceux qui en était nostalgique. Mais il est vrai que sa place dans l’histoire de la BD franco-belge ne peut pas être neutre, car sa vision est centrée sur la réussite incroyable qu’il a eu et aux multiples rencontres riches d’histoire qu’il a connu. Cela reste tout à son honneur d’être respecté dans le milieu de la BD; d’être un pionnier qui a combattu pour la passion et le métier de dessinateur. Son empreinte restera dans les archives, dans les livres d’histoire de la BD; beaucoup de secrets sur sa recette du succès ne seront à jamais perdus; perdus peut-être, mais le principal reste vivant, car l’art de la BD est vivant sur les planches que l’on peut continuer à lire. Un grand nom de l’histoire de la BD; une page qui se tourne et un nouveau monde apparaît déjà, la BD a changé, a tourné une page de son histoire. Ce sera donc durant la période de confinement à cause du virus corona que Uderzo connaîtra sa fin, mais avait il réalisé qu’il y avait un confinement, n’était t’il pas travailleur acharné dans son atelier jusqu’au bout confiné mais libre par l’esprit créatif ?